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15.02.2008

MONDE A L'ENVERS ET INCITATION A LA HAINE !

Parce que nous aimons notre pays, ils nous haïssent. Parce que nous défendons les Français, ils nous attaquent.

Je tiens par cette petite note à remercier très chaleureusement ces douze personnes de très grande qualité qui sont mes colistiers « Pôle des Tricolores » dans le premier arrondissement de Paris.

Par principe de précaution –comme on dit- je tais leurs noms d’usage qui apparaîtront publiquement sur les bulletins de vote le dimanche 9 mars 2008 . De même, je redis à ceux qui, malgré leurs convictions, n’ont cette fois encore pas eu le courage de s’engager sur les listes «Pôle des Tricolores» qu’ils ont toute ma compréhension.

Pourquoi ? Eh, bien !, même si nos thématiques d’identité, de rassemblement, d’équité, d’espoir national –avec le drapeau tricolore en prime- ont finalement été brandies avec vingt ans de retard par nos adversaires, de gauche comme de droite, ils savent très bien qu’adopter nos solutions sonneraient le glas de leurs avantages, prébendes et magouilles, dont nous avons l’odieux spectacle tous les jours. Et au plus « haut niveau » d’un Etat, dont tout le monde s’accorde à dire, qu’il est tombé très bas ; très, très bas.

Alors, ces gens qui nous exploitent, nous sucent, nous remplacent, nous trompent et nous échangent allègrement font jouer leurs réseaux de haut en bas pour contraindre les patriotes et les électeurs sensés à se cacher, voire à se renier. Leur méthode est simple : s’affubler du faux-nez de nos idées et accuser quiconque en a un vrai de tromperie.

Pour illustrer mon propos, je vous livre, entre de nombreux autres, une anecdote et un témoignage qui me semblent caractéristiques de l’atmosphère de corruption insidieuse ou pas qui prévaut dans notre pays, où chaque citoyen est infantilisé, déresponsabilisé.

En 2002, électeur dans le 2ème arrondissement de Paris (je devais à l’époque quitter mes bureaux de la rue d’Argenteuil dans le 1er devenus trop chers pour une activité non spéculative), j’ai assisté à une scène surréaliste et qui pourtant s’est reproduite à moult reprises sous une forme ou une autre :

C’était les présidentielles. Dehors deux hurluberlus en mission appelaient à voter pour le sortant avec une pince à linge sur le nez. Votre serviteur, s’installa dans la queue pour atteindre la table du premier bureau, où s’entassaient deux paquets de bulletins de vote : l’un, très amoindri, au nom de Jacques Chirac, l’autre, à peine entamé, à celui de Jean-Marie Le Pen. A trois personnes devant moi, Madame F., que je connaissais pour ses sympathies patriotiques, s’apprêtait à prendre les deux bulletins… Lorsque, soudain, un grand échalas, debout derrière les assesseurs et les deux urnes en fond de salle, l’interpella d’une voix gouailleuse et familière : « Attention, Madame F., faut choisir le bon bulletin !» … C’était Baupin, le maire vert du II°. Madame F., penaude d’avoir été interpellée sous le regard quasi consensuellement réprobateur des votants, ne prit que le bulletin Chirac avant de se diriger vers l’isoloir. Ma seule intervention courageuse, ce jour-là, fut de prendre ostensiblement le seul bulletin Le Pen sans tirer le rideau de la cabine…

Rappel : le vote est secret. Prenez cinq ou plus bulletins. Mettez la liste Rey-Coquais dans l’enveloppe et les autres à la poubelle ou dans votre poche...

Le deuxième témoignage est la missive d’un de mes vieux camarades qui poursuit une carrière brillante dans un domaine que je ne nomme pas pour ne pas le trahir et qui dans un premier temps m’avait assuré de sa figuration sur la liste du « Pôle des Tricolores » :

Mon cher Cyrille,

[…] Même si votre combat au sein du Front National représente le seul espoir un peu sain de clarifier notre histoire d’un point de vue collectif, notamment pour les artistes, tu connais ma situation de dépendance vis à vis du marché. […] De plus, tu sais mieux que moi comme les forces de progrès envahissent de haut en bas tout le tissu social, de l'administration à l'éducation nationale, et même sous un nom légèrement transformé, après une courte enquête en forme de chasse aux sorcières, j'aurai vite fait de me faire repérer dans mon travail d'enseignant, pour finalement, voyons les choses en face, peu de chance de succès...
Oui, c'est un peu se dégonfler, je n'en disconviens pas ! J'espère obtenir ton absolution et conserver quand-même une partie de ton estime.
Bon courage et pardon pour cette dérobade !
Amitiés, R.

En conclusion, encore un dessin de Konk.

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