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04.03.2008
CREVEZ-NOUS LES YEUX, C'EST DEMOCRATIQUE
Cette campagne municipale nous apporte de nombreuses satisfactions en termes d'action... Notamment parce que nous devons passer et repasser coller nos panneaux officiels que des naïfs encouragés par ce système qui les mène à la ruine se sentent en droit démocratique de saccager. C'est ainsi qu'ils utilisent le reste de "leur temps de cerveau disponible". Par contraste avec notre activité physique qui dans cette nuit de dimanche à lundi nous a fait patrouiller dans le coeur de Paris pour remplacer nos visages mutilés, je ne résiste pas au plaisir de livrer au lecteur de ParisLibéré.com, quelques extraits d'une étude consacrée aux rapports entre les peuples et leur constitution intitulée sobrement pour sa troisième partie : "CREVEZ-MOI LES YEUX" Merci de lui réserver aussi bon accueil que celui, que nous autres garçons colleurs d'affiches, avons reçu de la part des habitants du Marais, objets de toutes les attentions communautaires de Delanoë, Panafieu, Sarnez et consoeurs. Bien sûr avant que ces charmantes personnes ne découvrent l'objet de notre pérégrination nocturne : informer les électeurs que dans tous les arrondissements de Paris, ils peuvent oser la rupture en votant pour les listes "Pôle des tricolores", soutenues par le Front National. Eh ! Oui l'exercice intellectuel, y en a besoin aussi. Surtout que le berceau de notre histoire millénaire se trouve ici au coeur de Paris, où Jacques Viviès et moi-même présentons nos listes.
" [...] Au cours des millénaires, les techniques de transgression des valeurs endogènes ne varièrent pratiquement pas. Importation de main d’œuvre, capitaux et denrées ; renversement d’alliances ; modification des règles traditionnelles, promotions sociales exogènes, provocations et corruptions ; bannissement, condamnation, étouffement des élites ; affranchissements massifs, extension de citoyenneté ; remplacement des forces d’ordre… etc. : ces mécanismes pour subvertir et briser de l’intérieur l’esprit de corps, l’esprit national, opèrent d’un même acide qui se plait aujourd’hui à faire l’huile pour mieux dissoudre le patrimoine national commun. Mais il n’y a qu’une sorte de vidange !
Approchons la régence de Marie de Médicis sous cet angle. Sur l’insistance de sa favorite, La Galigaï, «une sorte de naine noire, avec des yeux sinistres comme des charbons d’enfer» (Michelet), elle se fait sacrer Reine*. Le lendemain, Henri IV est assassiné par Ravaillac. A partir de ce meurtre auquel ils prêtèrent la main, la Galigaï et son mari, Concini, exercent une tyrannie absolue pendant dix années. Entourés de conseillers occultes, ces Italiens de basse extraction «après bien de turpitude et de vilenie» (Lettre anonyme attribuée à Sully) substituent leur propre réseau à la cour de France. Par «mille projets aussi pernicieux à l’Etat qu’avantageux à nos plus mortels ennemis», tout s’obtint bientôt « par la brigue et la cabale » dans des entresols au luxe innommable, où le «petit nombre de vrais Français, ne pouvait entrer sans avoir le cœur déchiré de voir quels objets on substituait à celui de la perte publique».
Dans ces temps d’une légitimité fragile, soumise à la réception du Concile de Trente (clos en 1563) et aux répercussions de l’Edit de Nantes (1598), la paradoxale réunion des états généraux de 1614 ne pouvait qu’entériner l’affaiblissement de la monarchie. Les époux Concini s’accommodaient d’autant mieux de ces différentes voix aux chapitres, qu’ils les jouaient les unes contre les autres, dans un véritable embryon de démocratie communautaire au sein de la royauté. Selon l’adage du «diviser pour mieux régner».
Mais on s’interroge : quelle pourrait bien être la nature d’un règne sur la division ? Si ce n’est factice, celle justement d’une usurpation. Détenteurs par défaut d’une puissance licite, les Concini ont gouverné au détriment de tous en pillant le royaume pour amasser une fortune équivalant le budget annuel du royaume. Décrets administratifs, ordonnances de police, extorsions et expropriations, «au nom du Roy», autant d’exceptions introduites dans le commun, qui firent se liguer la communauté des « patriotes et des Français de France » (Bassompierre) ; des princes humiliés aux populations saignées, du parlement aux gallicans et même aux républicains de Calvin, les factions turent momentanément leurs particularismes « pour le bien commun au service du Roy » (Nicolas Le Jay). Concini, malgré le soin qu’il avait pris de remplacer les gardes françaises par des factionnaires étrangers, fut tué sur ordre de Louis XIII en avril 1617. La population parisienne déterra sa dépouille de Saint Germain l’Auxerrois, la déchira et la dispersa en autant de quartiers de Paris que cet opportuniste y avait dressé de potences pour impressionner, pour contenir la population. Convaincue de sortilèges, magie et envoûtements, sa femme, la Galigaï, fut décapitée et brûlée en place de grève quatre mois plus tard.
«Ah ! Les Français ont la haine des parvenus étrangers» est une réplique qu’Alfred de Vigny, renseigné par des rapports de police fournis, met dans la bouche de la Galigaï. Si le couple, certes, fut condamné par la populace, cette voix des peuples déchus, aux cris de «Mort aux moricauds !» ; ce n’est pas leur altérité - comme on dit aujourd’hui - par essence, qui fut cause de leur élimination, mais le comportement par quoi elle fut désignée – en effet : «Jamais esclave ne fut tant fugitif de son maître que Concini de la Justice et des Lois». La physique nous montre qu’une partie n’existant que par sa relation au tout, il ne saurait y avoir en droit non plus d’artifice assez corrupteur pour dénier la réalité. En vérité, les Concini et leur bande étaient expulsés, en fuite, morts depuis longtemps avant leur exécution, par la vertu du fonctionnement interne de l’Etat, tant pouvait devenir faible «la distance du pays légal au pays réel». Jusqu’à la mutation des droits féodaux en «nationaux»*** par la Constituante, l’interstice ainsi ménagé ne s’ouvrait au corps étranger qu’à largeur de son involvation dans l’ensemble*. A moins que ce dernier n’existât point.
En effet, si l’individu est mobile, son identité grégaire est statique : soyons assez stupides pour imaginer un gouvernement capable de se doter d’un ministère de l’identité nationale ! Imaginons qu’il ait une once d’action véritable, ne nous dirions-nous pas alors que cette amniocentèse des peuples relève du même artifice, du même mensonge, que celui d’un supposé déterminisme appliqué au viol de notre évolution ? Il n’y a de contrat social que tacite.
A l’heure apparente et obligatoire du mondialisme, qu’elle soit, en quelque sorte, alter ou homo, référons-nous de nouveau à la réflexion de Charles Maurras, pour nous soucier de la distance entre monde réel et monde légal…
Elle est énorme, s’accentue, aux constats mêmes des partisans de cette idéologie métisseuse. Deux processus antagonistes s’y manifestent : la globalisation économique qui tend à une uniformisation hégémonique et, de tendance opposée, la fragmentation, l’éclatement par l’universalisation des droits de la personne. La pression du mainstream (en bon français : boire la vague, les yeux dans le sel) est si forte que philosophes et juristes, pour ne pas être éliminés, s’alimentent à ce courant du jacobinisme planétaire en y apportant quelques correctifs illusoires : ainsi, apprend-on que les deux pactes des Nations Unies portant sur la dissociation des ensembles de droits en 1966, faisant la distinction entre civil ou politique et économique ou culturel, parce qu’ils n’auraient pas été ratifiés par l’ensemble des membres de l’ONU, porteraient atteinte à l’idéal d’harmonie dont ils seraient initialement issus … ? [...]"
11:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales, campagne, collage, vivies, exercice intellectuel



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