23.06.2009
Appel du18-juin : un beau succès révisionniste
Le 18 juin 1940 le général le Groignec, Weygand, Pétain et tous les soldats de France continuaient de se battre tandis qu'un futur homme politique, militaire honteux, avait déserté en Angleterre et travaillait à sa com.
L'appel du 18 juin n'a été entendu par personne et surtout pas par ceux qui étaient en train de se battre. Le texte lui-même est une fable fabriquée par après et mensongère. Car si la Pologne a capitulé, la Hollande a capitulé, la Belgique a capitulé, la France, elle, n'a jamais capitulé. L'armistice et sa zone libre ont été une chance inouïe pour la France
Rivarol n° 2783 - 27 octobre 2006
Nous savons tous que la désinformation est multiforme. Elle est souvent issue d'une propagande de guerre ou des besoins d'un endoctrinement discret. Chez nous, elle n'a jamais baissé les bras. Elle fait de la résistance passive.
Pendant plus de soixante ans, donc, repris en toute bonne foi ( mais pas toujours ) par de belles âmes trompées ( mais pas toujours ), on a avancé des demi-vérités ou des faux grossiers, car il est bien connu qu'au plus c'est gros au mieux ça passe. Que s'élève la voix timide d'un contradicteur et l'imprudent, baptisé révisionniste pour l'occasion, était vite rappelé à la décence et son propos étouffé. Le temps passe, les passions auraient dû s'atténuer, mais il est toujours aussi difficile de remettre les choses au point.
Voilà pourquoi le dénouement d'une affaire menée par notre ami le général le Groignec contre le musée de l'Ordre de la libération est des plus intéressants. Ce musée exposait dans son entrée un important placard dont les lettres gravées étaient censées reproduire l'appel du général de Gaulle le 18 juin 1940. On y lisait : " Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l'honneur, livrant le pays à la servitude. " Or, comme le savent depuis 1951 nos plus anciens lecteurs, il s'agit là d'un faux. L'authentique appel n'avait jamais utilisé de pareils termes, ni le 18 juin ni plus tard. Peut-être d'ailleurs parce que la BBC ne l'avait pas autorisé.
Le 18 juin, on se battait toujours en France. A preuve, la citation obtenue ce jour-là par l'aviateur Jacques le Groignec, actuel président de l'Association pour la Défense du Maréchal Pétain. A preuve, tous ceux qui continuèrent à tomber au combat après cette date. Lors d'une récente visite au cimetière Caucade de Nice nous avons pu lire l'inscription suivante sur une tombe proche de l'entrée principale, : " A la mémoire du Lieutenant de vaisseau aviateur Alain Le Roux mort pour la France à l'âge de trente-deux ans le 24 juin 1940. "
En outre, nous savons bien que nos gouvernants de l'époque n'avaient pas capitulé mais négocié un armistice qui préservait l'honneur de nos combattants et gardait libres d'occupation allemande les deux tiers de notre territoire national. Henri Amouroux, dans une interview accordée à Valeurs Actuelles le 13 décembre 1993 déclara : " Le gaullisme a imposé l'idée qu'il ne fallait pas signer cet armistice et que Vichy était illégal. C'est fabuleux ! Mais ce n'est pas sérieux ! "
A titre personnel ( mais ses références militaires pas plus que sa remise de décoration au P.C. du général Eisenhower le 15 juillet 1945 ne pouvaient être ignorées de ceux à qui il s'adressait ), le général le Groignec - qui fut le chef de notre Défense aérienne de 1970 à 1974 - avait lettres après lettres patiemment demandé le retrait d'un texte qui non seulement était un faux mais, en outre, insultait les combattants et les morts tombés après la date du 18 juin. Mais le temps passait, on noyait le poisson en réponses dilatoires et rien ne changeait.
Il a fallu la menace d'une action judiciaire qui aurait mis en évidence le fait que le musée continuait, en toute connaissance de cause, à exhiber un faux pour que, suite à la visite de l'huissier venu déposer une assignation en justice, la direction du musée fasse savoir par lettre du 26 juin 2006 à M° Damien Challamel, avocat du général, que l'Ordre de la Libération " avait procédé à des recherches " et " avait effectivement constaté que le texte de l'affiche en question n'était pas exactement conforme " ( sic ). " En conséquence, l'objet incriminé avait été déposé ".
Tout est donc bien qui finit bien ? Certes, une victoire importante a été arrachée mais il reste que de nombreuses affiches et affichettes de ce texte continuent à être exposées ici ou là, qu'elles fleurissent sur Internet ( voir ci-contre ) et que nombreux sont les livres scolaires qui proposent cette version à nos enfants. C'est néanmoins un magnifique succès qu'a remporté le général Jacques le Groignec et nous sommes tous très heureux de pouvoir l'en féliciter.
Léon ARNOUX.
tiré de : http://clamartcity.blogs.com/
Voir "Réplique aux diffamateurs de La France" du Général le Groignec. 
voir aussi : 100 000 morts oubliés; 10 mai-25 juin 1940
et encore "Réplique à l'amiral de Gaulle" et tous les excellents livres de l'historien Henri-Christian Giraud
Pour finir, nous ne pouvons que conseiller le dernier livre de notre valeureux Roger Holleindre intitulé "L'homme qui faisait se battre les Français entre eux"
15:15 Publié dans Brêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 18 juin, degaulle, londres, petain, weygand





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