26.05.2008

PARIS ET LA FETE-DIEU

Nous voulons Dieu, notre Patrie

Doit le placer au premier rang ;

Comme autrefois la France prie

C'est par sa foi qu'un peuple est grand.
 
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La fête du très saint Sacrement, appelée, dans le langage liturgique, la fête du Corps du Christ, et dans le langage populaire, la Fête-Dieu, est une fête dans laquelle l'Église rend les honneurs publics et solennels à Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la sainte Eucharistie. Hier dimanche, de 16 heures à 18 heures, plus de mille fidèles se sont rendus  en procession solenelle derrière les prêtres de Saint Nicolas du Chardonnet pour bénir et sanctifier les rues et les maisons de Paris. Les Saintes Espèces ont été consacrées sur le grand autel installé à la poupe de l'Ile de la Cité. Par le boul'Mich, le bd Saint Germain ou la rue Saint Jacques, il faut saluer l'organisation impeccable de ce parcours dans ces quartiers à la circulation intense. Malgré quelques klaxonades ou commentaires désobligeants, l'ordre prévalant dans le cortège a permis un recueillement joyeux qui semblait couler de source au rythme du chapelet. A noter la présence réjouissante de très nombreux enfants.     

14.05.2008

AU NOM DU SACRE COEUR

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PITIE MON DIEU ! 

Dieu de clémence, ô Dieu vainqueur,

Sauvez, sauvez la France, au nom du sacré Coeur

Sauvez, sauvez la France, au nom du sacré Coeur ! 

 

Les pélerins sont arrivés nombreux, très nombreux de Chartres, à raison de 30 km par jour  (de la Cathédrale à  la Basilique du samedi 10 au lundi 12 mai). Précédé par la plus glorieuse d'entre toutes, Sainte Marie, en l'occurence pélerine, un florilège de Saints et de Saintes en banières et processions qui représentaient les différentes régions de France, d'Europe, mais aussi du monde (Madagascar fut très applaudi) s'égrenait dans les jardins du sacré Coeur.

Ce qui nous a fait grand plaisir a été aussi de constater chez les habituels baguenauds et touristes de l'esplanade de Montmartre un émerveillement qui, en dépit des réflexions concernant "la beauté", "le superbe", "l'extraordinaire", venait de plus loin qu'une simple sensation esthétique.

En effet, rien de spectaculaire à vrai dire, dans ce rassemblement. Ce n'était pas un feu d'artifice. Oh la belle rouge, le beau bouquet... Non ! Et même si l'entrée des processions avec leurs banières et drapeaux éclatants et déployés suscitaient les exclamations, nous pouvions ressentir chez ces spectateurs l'étrange joie que provoquait ce spectacle de la Foi - car justement elle n'en est pas un.

"Aujourd'hui, les gens se mettent à prier lorsque les bombes se mettent à tomber ou qu'il y a d'autres dangers graves [...] Mais nous sommes à un moment  où les bombes nous tombent dessus et nous sommes sur le point de perdre la foi. Perdre la vie de l'âme est bien pire que perdre la vie du corps"; c'est ce que nous disait Mgr Marcel Lefèbvre (Livret du Pélerin p.23), sans doute pour nous guider vers une prière incontinente, absoute de nos mesures pour l'absolu de Dieu.

Et c'est sans doute de cet appel vers l'enracinement spirituel qu'émane la beauté. Je crois vraiment que surtout au dernier étage d'un gratte-ciel, celui qui ne ressent pas la terre dont il monte, se retrouve plus bas que cave. La France est la fille aînée de l'Eglise. C'est comme ça. Suffit de regarder autour de soi.1482586517.JPG

Quelques photos (copyleft - si possible mention foto crc) :

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