30.05.2008

LA FIN DU FNAR ?

1459451573.jpgIl est intéressant de noter l’évolution des commentateurs des « grands » médiats à propos du FNAR (Front National Anti-Radars)…

Nombreux étaient ceux, de gauche comme de droite, qui éprouvaient ouvertement de l’empathie pour les actions de ce groupe rapidement qualifié de « terroriste ».  Ses actes symbolisaient une sorte de rébellion gauloise, la fierté du résistant qui s’insurge contre l’omniprésence d’une surveillance dictatoriale (cf. notre note ici).

Chaque radar qui sautait provoquait une exclamation de joie  - «c’est toujours ça qu’ils n’auront pas» - peut-être absurde, mais qui traduisait en tout cas le sentiment actuel de chaque citoyen normal : la dictature de Bruxelles, relayée par la ploutocratie dite française, est l’ennemi qui nous fera payer jusqu’à l’air que nous respirons, jusqu’à la lumière que nous recevons. Le passage à l’acte des membres du FNAR était d’un héroïsme auquel chacun de nous, pour ne savoir pas l’oser, pouvait s’identifier…

Las !  On nous apprit bientôt que le FNAR ou la FNAR (Fraction Nationale armée révolutionnaire) était un groupuscule d’extrême-droite (non !), fasciste, de toutes façons incohérent : le groupuscule perdit définitivement l’image sympathique de vengeur masqué du citoyen verbalisé quand « ses revendications prirent une allure hautement politique avec une idéologie proche des théories fascistes d’extrême droite, d’une façon on ne peut plus inquiétante » :

 Nous pensons que la France doit conserver sa culture celte et gréco-romaine ainsi que sa prédominance religieuse chrétienne. Nous ajoutons que les résidents des départements d’outre-mer sont français à part entière et que la couleur de la peau est sans importance“ évoquant “un grand programme de la natalité française” et se posant en défenseur des “classes travailleuses pillées par nos politiciens” ajoutant à la confusion de son message qui se veut maintenant plus idéologique que politique (dixit la grand presse dans son ensemble).

Rien que de très cohérent. Il n’y avait pour M. Frédéric Rabiller apparemment plus d’autres moyens pour lutter contre un système toujours plus inique – au prétexte de la santé, de la sécurité et autres tartes à la crèmes – qu’une violence légitime, ciblée et mesurée. Nous ne lui donnons pas tort et  tenons à lui adresser notre hommage et nos remerciements.

La presse bien sûr avec la complicité des pouvoirs publics continuera de nous fourguer l’image d’un pauvre type… Mais le pauvre type en question a su pendant plus d’un an déjouer la traque des services d’élite (sic) de l’Etat dit français, au service duquel près de 150 agents furent employés spécifiquement pour cette chasse au FNAR.

Nous  n’avons pour le moment pas d’informations sur le pronostic vital de M. Rabiller. 

Si la qualité de leur information se calculait à l’aune des subventions que nous leur payons ou des intrications financiaro-politiques au muselage desquelles ils agréent, nul doute que nous pourrions alors même parler de médiats « géants » à propos de ces « grands » mediats dont voici quelques extraits :

Un postier  sans histoires. Volontiers décrit comme « calme » et « discret », cet employé du centre de tri de Nanterre de 29 ans est aujourd'hui soupçonné d'avoir fait sauter douze radars aux quatre coins de l'Ile-de-France depuis un an. Hier, alors que Frédéric était entre la vie et la mort, ses amis exprimaient leur stupéfaction.
La suite dans Le Parisien >>>

DES POLICIERS CACHÉS, à demi-enterrés, à proximité des radars. Des caméras chargées de surveiller ces mêmes cabines. Depuis plusieurs semaines, la direction centrale de la police judiciaire mobilisait d'importants moyens humains et techniques pour venir à bout du Fnar et tenter de prendre le ou les artificiers en flagrant délit.

Le 2 mai pourtant, alors que de nombreux policiers veillaient discrètement sur plusieurs points de la région, le radar automatique de Saint-Gervais (Val-d'Oise), dans le Vexin, était pulvérisé. Cette nuit-là, il était le seul à ne pas être surveillé, ce qui n'avait pas manqué d'étonner, voire d'agacer certains enquêteurs, usés par une traque longue de plusieurs mois.
La suite dans Le Parisien >>>

Le postier, s'il survit à ses blessures, sera poursuivi pour destructions en lien avec une entreprise terroriste. Il risque la réclusion criminelle, éventuellement à perpétuité, a dit le procureur Jean-Claude Marin (loufiat bien connu pour ses déclarations à propos de Julien Quéméner - pour rappel à ce propos, voir par ex.le site du RED ). La vidéo ici >>>

PARIS (AFP) — Un deuxième postier a été placé en garde à vue dans l'enquête sur le front anti-radars routiers, qui a rebondi après qu'un homme a été grièvement blessé, mercredi à Clichy-La-Garenne (Hauts-de-Seine), en manipulant un engin explosif, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier…

Dans Le Monde d’aujourd’hui >>> :

La SDAT (Sous direction anti-terroriste) avait donc fini par mettre dix enquêteurs sur le dossier et mobilisé d'importants moyens pour tenter de débusquer le ou les membres de la FNAR : jusqu'à 140 hommes de la SDAT, de la police judiciaire, des RG et du RAID, ont participé à des opérations de surveillance. A deux reprises, ils ont été proches du but. Mais las, le radar qu'ils surveillaient n'était pas le bon ; c'est un autre, tout proche, qui explosait... En tout, douze attentats et tentatives d'attentats ont été attribués ou revendiqués par la FNAR dans l'Oise, le Val-d'Oise, les Yvelines, et même l'Eure.

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Triacetone Triperoxide (TATP)

A new terrorist explosive, triacetone triperoxide (TATP), has recently appeared as a weapon in the Middle East. TATP has been used by suicide bombers in Israel, and was chosen as a detonator in 2001 by the thwarted "shoe bomber" Richard Reid. It can be as or more powerful than military analogs. TATP is one of the most sensitive explosives known, being extremely sensitive to impact, temperature change and friction.

Pour en savoir plus  :

http://www.globalsecurity.org/military/systems/munitions/tatp.htm 

 

28.05.2008

UN ARTIFICIER DE LA FNAR ?

Sirènes hurlantes, gyrophares et crissements de pneus : la nuit de mardi à mercredi à Clichy-La Garenne a été particulièrement mouvementée pour les habitants du Nord des Hauts de Seine. Suite à une forte explosion, entre minuit et une heure du matin, police et secours d’urgence se sont portés vers un appartement d’une cité de Clichy-La Garenne, au 127 avenue Jean-Jaurès. Un homme de 28 ou 29 ans venait d’être très grièvement blessé alors qu’il était en train de manipuler un engin explosif, selon les premières conclusions de l’enquête. Emmené d’urgence à l’hôpital dans un état préoccupant, la victime, un agent de La Poste, se trouverait dans un « état désespéré ». Il a été transporté à l’hôpital Beaujon de la ville, vers une heure du matin, selon Le Parisien. Personne d’autre n’a été blessé dans cet immeuble appartenant à La Poste, mais tous les occupants ont été évacués.
Lors de leurs premières investigations, les services du déminage ont découvert des quantités importantes d’explosifs dans cet appartement situé en plein centre de la ville et ont procédé à leur neutralisation sur place dans la nuit.
Un important périmètre de sécurité a aussitôt été mis en place dans l’avenue, l’une des principales artères de Clichy. Il a commencé à être levé vers 4h00 du matin.
La victime aurait affirmé appartenir au FNAR, Front nationaliste d’action révolutionnaire, un mystérieux groupuscule qui répondrait également au nom de « Fraction nationaliste armée révolutionnaire » ou encore « Front national anti-radars » et qui a revendiqué plus d’une dizaine de tentatives de destruction de radars routiers dans l’Ouest et le Nord la région parisienne. Cette information n’a pu être confirmée de source policière ou judiciaire. Néanmoins, des “documents d’extrême-droite” auraient été trouvés à son domicile par les policiers. L’enquête a été confiée à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) de la Direction centrale de la police judiciaire, rue des Saussaies à Paris.

La suite sur Nation Presse Infos, l'agence des patriotes >>>

 

Rappel : lorsque la Fraction nationaliste armée révolutionnaire écrivait à Match en mars 2008.

Photo DR
24 Mars 2008 - 11:21
Le terrorisme antiradars inquiète le gouvernement
Les policiers soupçonnent l’extrême droite radicale
Reportages

par Delphine Byrka (paru dans Paris Match n°3070 du 20 mars 2008)


On ne connaissait que son sigle, pas son logo : le groupuscule «terroriste» qui s’en prend aux radars automatiques dans la région parisienne, et plus particulièrement dans l’Oise, nous a adressé cette semaine un communiqué. C’est le quatrième courrier de revendication envoyé par la Fnar, Fraction nationaliste armée révolutionnaire, depuis le début de sa campagne d’attentats en juin dernier. Jusqu’à ce jour, ils avaient tous été adressés au ministère de l’Intérieur.

Cette fois, la Fnar a décidé de donner de ses nouvelles publiquement. «R», le mystérieux «commanditaire de la Fnar» qui signe ce communiqué daté du 7 mars prévient : «Malgré les huit destructions par explosifs et les deux manquées, le gouvernement ne nous a pas pris au sérieux et, de ce fait, nous serons contraints de choisir des cibles plus dangereuses pour les personnes.»

En charge du dossier, la sous-direction de l’antiterrorisme (SDAT) qui a authentifié le document s’attendait à recevoir un courrier après le dernier attentat manqué dans la nuit du 2 au 3 février contre un radar installé à Puiseux-le-Hauberger, dans l’Oise. Elle prend très au sérieux les nouvelles menaces de ce groupuscule. « Ce ne sont ni des Robins des bois, ni des crapules, nous sommes loin du chantage purement mercantile d’AZF », explique-t-on à la SDAT. La Fnar confirme dans le communiqué que nous avons reçu : « Notre actuelle motivation principale n’est pas, comme beaucoup le pensent, la remise d’une rançon, mais une baisse conséquente de la fiscalité qui pourrait rehausser le maigre pouvoir d’achat des Français.» Les enquêteurs s’intéressent aux milieux extrémistes radicaux. «La dialectique et les thématiques nous inciteraient à privilégier la piste de l’extrême gauche radicale», analyse un responsable de l’enquête, «mais certains propos pourraient tout aussi bien correspondre à l’extrême droite radicale».

Ainsi, à la fin de l’énumération de ses «principales revendications», la Fnar réclame «l’arrêt totale [sic] de l’immigration et le renvoi de tout [sic] les clandestins.» Elle précise : «Nous ne sommes pas racistes mais nous pensons que la France doit conserver sa culture celte et gréco-romaine ainsi que sa prédominance religieuse chrétienne. Nous ajoutons que les résidants [sic] des départements d’outre-mer sont français à part entière et que la couleur de la peau est sans importance.»


LE DRAPEAU ROUGE ET NOIR EN LOGO

Avant d’exiger «un grand programme de la natalité française», «un contrôle étatique sur les prix des produits de première nécessité et sur les loyers» et «un pouvoir du gouvernement sur le patronat et non pas l’inverse, ainsi que la transparence sur la santé financière des grands groupes industriels».

Un programme qui pourrait faire penser aux thèses des nationalistes révolutionnaires qui «rejettent le racisme suprématiste au profit d’une conception différentialiste de la société», selon leur prose, et qui utilisent sur leur drapeau le rouge et le noir, comme sur le logo de la Fnar. La Fnar s’inspire-t-elle des thèses des nationalistes révolutionnaires qui soutiennent les mouvements de Lutte ouvrière ?

Dans le communiqué qu’il nous a envoyé, le groupuscule, qui « assume la qualification de terroristes », se pose en défenseur des « classes travailleuses » «pillées» par «nos politiciens». On comprend mieux pourquoi Michèle Alliot-Marie répète à l’envi depuis des mois qu’elle redoute l’émergence de groupuscules violents issus des extrêmes radicales – droite et gauche. La direction des RG a même mobilisé ses services de province sur cette question. Juste après une réunion antiterroriste place Beauvau début février, où Joël Bouchité avait exposé à la demande du ministre son analyse du risque «radical»...

A défaut d'une traque onéreuse aux criminels, Bruxelles organise la criminalisation des Européens qui, elle, est d'un bon rapport. En ce domaine comme dans tous les autres, les Européens sont colonisés par une technocratie qui impose aux parlements censés les représenter la simple transposition de ses directives dans un droit dit "national". Rappelons que désormais 82% des lois "votées" par l'assemblée dite "nationale" émanent de la dictature bruxelloise. Cette démocratie européenne est une formidable escroquerie financée à tous les échelons par nos impôts - au nom de la santé, de la sécurité... sauf si ça ne rapporte pas (cf. euthanasie des vieux et des handicapés). Nous espérons qu'il va s'en tirer, ce gars des FNAR et qu'on ne vienne pas nous accuser d'incitation à la haine du radar !  

Au chapitre "radar" de wikipedia : 

La Commission européenne a également décidé le 22 octobre 2003 « de recommander aux États membres d'intégrer dans un plan national de contrôle les meilleures pratiques en fait de mesures de contrôle. Ils devraient évaluer les résultats à intervalles réguliers et adapter leurs plans le cas échéant». Parmi les mesures à inclure figure « l'utilisation de dispositifs automatisés de contrôle de la vitesse (caméras automatisées), complétés par des procédures permettant de traiter un grand nombre d'infractions ».[5]

L'Union européenne recommande à ces États membres (décision du 6 avril 2004), « de veiller à ce que des dispositifs automatisés de contrôle de la vitesse soient employés sur les autoroutes, les routes secondaires et les artères urbaines et veiller à ce que les contrôles soient faits de manière à garantir leur efficacité, c'est-à-dire qu'ils soient effectués régulièrement sur des tronçons où le non-respect est fréquent et entraîne une augmentation du risque d'accidents ».[6]

Selon ces mêmes recommandations, les « sanctions [...] pour les excès de vitesse » doivent être « efficaces, proportionnées et dissuasives » et « les sanctions prévoient la possibilité d'une suspension ou d'un retrait du permis de conduire et d'une immobilisation du véhicule en cas d'infraction grave ».[6]

Par ailleurs, il est recommandé aux États membres de s'échanger les infractions, pour les résidents en dehors des frontières internes.[7]

Les résultats doivent être évalués tous les deux ans.

En plus des radars automatiques sur les bords des routes, il existe une décision de la Commission du 17 janvier 2005 relative à l'harmonisation du spectre dans la bande de fréquences des 24 GHz en vue de l'utilisation limitée dans le temps par des systèmes radar à courte portée pour automobile dans la Communauté (Journal officiel L 21 du 25 janvier 2005).

Dans l'Union européenne le code de la nomenclature des marchés publics définissant les « Caméras de contrôle de la vitesse » est le 29816100-3[9].